Un auteur engagé, romancier de la mémoire française, écrire la France telle qu'elle est !
L'écriture ne s'arrête pas avec la parution d'un livre. Au-delà de mes ouvrages publiés aux Éditions Le Lys Bleu, je travaille en parallèle sur plusieurs manuscrits en cours d'écriture, de relecture ou de recherche d'éditeur. Tous sont déposés et protégés auprès de deux instances de référence : Édith & Nous (plateforme de dépôt et d'horodatage de manuscrits) et Hugo / SGDL — Société des Gens de Lettres (registre de propriété littéraire).
Ma méthode d'écriture, du grafouillage au sommaire
Depuis 2019, j'écris. J'écris depuis mon bureau d'Azay-le-Rideau, en Touraine, au cœur du Val de Loire. Les idées ne se présentent jamais sur rendez-vous : elles surgissent, parfois au détour d'une lecture, parfois dans le frottement d'une marche, parfois au creux d'une conversation, parfois, simplement, dans le silence. Alors je grafouille. Sur la page blanche, j'aligne quelques mots, une scène, un visage, une phrase qui résonne, comme on jette des galets dans une eau dormante pour voir où s'élargissent les cercles. C'est l'étincelle, brute, instinctive, encore tremblante. Elle décidera d'elle-même si elle veut devenir un livre.
Puis est venu le Covid. Le monde s'est refermé, les rues se sont tues, les emplois du temps se sont vidés comme des salles après le dernier rappel. Dans ce silence imposé, mes notes éparses ont soudain pris plus de place, comme si elles réclamaient enfin la lumière. L'écriture, jusque-là en pointillé, s'est mise à tracer des lignes continues ; les idées, enfermées avec moi, tournaient en rond jusqu'à trouver une issue sur la page.
Les jours se ressemblaient, mais les textes, eux, se répondaient. Ce qui n'était qu'esquisse avant la pandémie a commencé à prendre forme, à réclamer une architecture, des chapitres, une respiration. Le temps suspendu a joué le rôle d'accélérateur : là où je me contentais de jeter des galets, je me suis mis à suivre les cercles, à les relier, à comprendre quel livre insistait pour naître.
Depuis, chaque étincelle porte la mémoire de ces mois clos : je sais qu'elle peut, si je lui laisse la place, devenir brasier. Le Covid n'a pas créé mon besoin d'écrire, il l'a dévoilé, comme on tire un rideau et que la lumière, soudain, montre tout ce qui était déjà là.
Vient ensuite le temps long, celui de l'architecte. J'apprivoise mon manuscrit en cinq étapes, comme on dompte un cheval rétif :
- Le pitch vend l'idée. Trois lignes, peut-être quatre, où je dois pouvoir tenir l'histoire dans la paume de la main, et la rendre indispensable, pour moi d'abord, pour mon lecteur ensuite.
- La trame organise l'intrigue. Les grandes lignes se dessinent : les personnages prennent corps, les lieux se peuplent, les ruptures se devinent, et le souffle général du récit commence à respirer.
- Le synopsis raconte toute l'histoire. C'est l'épreuve de vérité, l'aveu sans fard : l'intrigue tient-elle debout, du premier mot jusqu'au dernier ? Les motivations sonnent-elles juste, ou résonnent-elles creux ?
- Le plan découpe l'écriture. Chapitre par chapitre, scène par scène, je cartographie le voyage avant de m'y aventurer pour de bon, boussole en main, mais le cœur ouvert aux détours.
- Le sommaire liste les parties visibles du livre. C'est l'architecture finale, celle que le lecteur découvrira, sans soupçonner les fondations souterraines qu'il a fallu creuser pour la dresser.
J'aime travailler deux manuscrits à la fois. L'un repose, mûrit, prend de la distance, tandis que l'autre s'écrit ou se retravaille. Cette alternance m'évite l'enlisement et me permet de revenir sur un texte avec un œil neuf, presque celui d'un lecteur étranger à mes propres mots. C'est aussi un garde-fou contre l'épuisement créatif : quand l'un me dévore, l'autre me ressource.
Cette discipline n'enlève rien à la spontanéité du premier jet. Elle la canalise simplement, pour que l'élan initial trouve une forme durable, et que le rêve devienne livre.
Projets en cours
Trilogie Ténèbres de cités
Surpris de voir mon pays gangrené par la pieuvre de la drogue, et par le traitement journalistique et télévisuel de ce fléau, j'ai d'abord pensé en faire un simple roman. Très vite, l'actualité s'est imposée comme une matière vivante, brute, impossible à ignorer. J'ai commencé à tisser mon histoire au rythme de ce flux : mensuellement, hebdomadairement, puis presque quotidiennement, au fil des faits divers, des enquêtes, des débats et des silences aussi éloquents que les titres.
Les recherches ont été nombreuses, parfois éprouvantes, mais toujours enrichissantes. Elles m'ont permis de comprendre les rouages du narcotrafic, ses ramifications invisibles, ses victimes collatérales, et cette manière insidieuse qu'il a de s'insinuer dans les villes, les familles, les institutions. Peu à peu, le manuscrit s'est épaissi, prenant de l'ampleur, jusqu'à dépasser ce qu'un seul volume pouvait raisonnablement contenir.
Pour Ténèbres de cités, j'avais d'abord imaginé un grand roman unique, une sorte de plongée continue au cœur du narcotrafic, de ses dérives et de ses conséquences humaines et sociales. Mais, pour des raisons à la fois techniques et de longueur, il a fallu accepter l'évidence : ce matériau demandait plus d'espace. J'ai donc choisi de le découper et d'en faire une trilogie.
Ce qui devait n'être qu'un livre s'est transformé en fresque en trois mouvements, chacun explorant une facette particulière de ce monde obscur : l'emprise, la contamination, puis les tentatives de résistance. Avec le recul, je crois que le récit y a gagné en respiration, en profondeur et en ampleur. Là où un seul volume aurait comprimé les destins, la trilogie permet aux personnages, aux lieux et aux enjeux de se déployer, de résonner, et de laisser au lecteur le temps de traverser, lui aussi, ces ténèbres de cités.
- Tome 1 — Chronique d'une narco-République (paru le 31 mai 2026, Le Lys Bleu)
- Tome 2 — Narco-démocratie — Chronique d'un pays sous tension (à paraître septembre 2026 — Le Lys Bleu)
- Tome 3 — Les souverains de cendre (à paraître mai 2027 — Le Lys Bleu)
Autres manuscrits en cours
En parallèle de la trilogie Ténèbres de cités, plusieurs autres manuscrits avancent à leur rythme : un roman historique ancré dans le Val de Loire, autour du domaine du Plessis Gallu et de la mémoire des lieux ; un récit intime sur la transmission familiale ; et un projet plus court, à mi-chemin entre la nouvelle et le journal d'écrivain. Chacun suit la même discipline : dépôt et horodatage chez Édith & Nous, puis enregistrement à la SGDL, avant toute diffusion.
Pourquoi déposer et protéger ses manuscrits ?
Un manuscrit, tant qu'il n'est pas publié, reste fragile. Le déposer, c'est lui donner une date certaine, une empreinte, une preuve d'antériorité. C'est aussi, pour l'auteur, une manière de poser un cadre : ce texte existe, il est à moi, il est protégé. Je travaille avec deux instances complémentaires : Édith & Nous pour l'horodatage numérique, et la SGDL pour l'enregistrement officiel auprès de la Société des Gens de Lettres.
Questions fréquentes
Où sont déposés vos manuscrits ?
Tous mes manuscrits en cours sont déposés et horodatés chez Édith & Nous, puis enregistrés auprès de la SGDL — Société des Gens de Lettres.
Quand paraît la trilogie Ténèbres de cités ?
Le tome 1, Chronique d'une narco-République, est paru le 31 mai 2026 aux Éditions Le Lys Bleu. Le tome 2, Narco-démocratie — Chronique d'un pays sous tension, est annoncé pour septembre 2026, et le tome 3, Les souverains de cendre, pour mai 2027.
Où peut-on vous rencontrer ?
J'écris depuis Azay-le-Rideau, en Touraine, et participe régulièrement à des salons du livre et séances de dédicaces en région Centre-Val de Loire et au-delà. Les dates sont annoncées sur ce blog et sur mes réseaux.





