L'écriture
ne s'arrête pas avec la parution d'un livre. Au-delà de mes ouvrages publiés
aux Éditions Le Lys Bleu, je travaille en parallèle sur plusieurs manuscrits en
cours d'écriture, de relecture ou de recherche d'éditeur. Tous sont déposés et
protégés auprès de deux instances de référence : Édith & Nous (plateforme
de dépôt et d'horodatage de manuscrits) et Hugo / SGDL — Société des Gens de
Lettres (registre de propriété littéraire).
Ma méthode
d'écriture, du grafouillage au sommaire
Depuis 2019,
j’écris. J'écris depuis mon bureau d'Azay-le-Rideau, en Touraine, au cœur
du Val de Loire. Les idées ne se présentent jamais sur rendez-vous
: elles surgissent, parfois au détour d’une lecture, parfois dans le frottement
d’une marche, parfois au creux d’une conversation, parfois, simplement, dans le
silence. Alors je grafouille. Sur la page blanche, j’aligne quelques mots, une
scène, un visage, une phrase qui résonne , comme on jette des galets dans une
eau dormante pour voir où s’élargissent les cercles. C’est l’étincelle, brute,
instinctive, encore tremblante. Elle décidera d’elle-même si elle veut devenir
un livre.
Puis est venu
le Covid. Le monde s’est refermé, les rues se sont tues, les emplois du temps
se sont vidés comme des salles après le dernier rappel. Dans ce silence imposé,
mes notes éparses ont soudain pris plus de place, comme si elles réclamaient
enfin la lumière. L’écriture, jusque-là en pointillé, s’est mise à tracer des
lignes continues ; les idées, enfermées avec moi, tournaient en rond jusqu’à
trouver une issue sur la page.
Les jours se
ressemblaient, mais les textes, eux, se répondaient. Ce qui n’était qu’esquisse
avant la pandémie a commencé à prendre forme, à réclamer une architecture, des
chapitres, une respiration. Le temps suspendu a joué le rôle d’accélérateur :
là où je me contentais de jeter des galets, je me suis mise à suivre les
cercles, à les relier, à comprendre quel livre insistait pour naître.
Depuis,
chaque étincelle porte la mémoire de ces mois clos : je sais qu’elle peut, si
je lui laisse la place, devenir brasier. Le Covid n’a pas créé mon besoin
d’écrire, il l’a dévoilé, comme on tire un rideau et que la lumière, soudain,
montre tout ce qui était déjà là.
Vient ensuite
le temps long, celui de l'architecte. J'apprivoise mon manuscrit en cinq
étapes, comme on dompte un cheval rétif :
Le
pitch vend l'idée. Trois lignes, peut-être quatre, où je dois pouvoir tenir
l'histoire dans la paume de la main, et la rendre indispensable — pour moi
d'abord, pour mon lecteur ensuite.
La
trame organise l'intrigue. Les grandes lignes se dessinent : les personnages
prennent corps, les lieux se peuplent, les ruptures se devinent, et le souffle
général du récit commence à respirer.
Le synopsis
raconte toute l'histoire. C'est l'épreuve de vérité, l'aveu sans fard :
l'intrigue tient-elle debout, du premier mot jusqu'au dernier ? Les motivations
sonnent-elles juste, ou résonnent-elles creux ?
Le plan
découpe l'écriture. Chapitre par chapitre, scène par scène, je cartographie le
voyage avant de m'y aventurer pour de bon, boussole en main, mais le cœur
ouvert aux détours.
Le
sommaire liste les parties visibles du livre. C'est l'architecture finale,
celle que le lecteur découvrira, sans soupçonner les fondations souterraines
qu'il a fallu creuser pour la dresser.
J'aime
travailler deux manuscrits à la fois. L'un repose, mûrit, prend de la distance,
tandis que l'autre s'écrit ou se retravaille. Cette alternance m'évite
l'enlisement et me permet de revenir sur un texte avec un œil neuf, presque
celui d'un lecteur étranger à mes propres mots. C'est aussi un garde-fou contre
l'épuisement créatif : quand l'un me dévore, l'autre me ressource.
Cette
discipline n'enlève rien à la spontanéité du premier jet. Elle la canalise
simplement, pour que l'élan initial trouve une forme durable, et que le rêve
devienne livre.
Projets en
cours
"Trilogie
Ténèbres de cités" :
Surpris de
voir mon pays gangrené par la pieuvre de la drogue, et par le traitement
journalistique et télévisuel de ce fléau, j’ai d’abord pensé en faire un simple
roman. Très vite, l’actualité s’est imposée comme une matière vivante, brute,
impossible à ignorer. J’ai commencé à tisser mon histoire au rythme de ce flux
: mensuellement, hebdomadairement, puis presque quotidiennement, au fil des
faits divers, des enquêtes, des débats et des silences aussi éloquents que les
titres.
Les
recherches ont été nombreuses, parfois éprouvantes, mais toujours
enrichissantes. Elles m’ont permis de comprendre les rouages du narcotrafic,
ses ramifications invisibles, ses victimes collatérales, et cette manière
insidieuse qu’il a de s’insinuer dans les villes, les familles, les
institutions. Peu à peu, le manuscrit s’est épaissi, prenant de l’ampleur,
jusqu’à dépasser ce qu’un seul volume pouvait raisonnablement contenir.
Pour «
Ténèbres de cités », j’avais d’abord imaginé un grand roman unique, une sorte
de plongée continue au cœur du narcotrafic, de ses dérives et de ses
conséquences humaines et sociales. Mais, pour des raisons à la fois techniques
et de longueur, il a fallu accepter l’évidence : ce matériau demandait plus
d’espace. J’ai donc choisi de le découper et d’en faire une trilogie.
Ce qui devait
n’être qu’un livre s’est transformé en fresque en trois mouvements, chacun
explorant une facette particulière de ce monde obscur : l’emprise, la
contamination, puis les tentatives de résistance. Avec le recul, je crois que
le récit y a gagné en respiration, en profondeur et en ampleur. Là où un seul
volume aurait comprimé les destins, la trilogie permet aux personnages, aux
lieux et aux enjeux de se déployer, de résonner, et de laisser au lecteur le
temps de traverser, lui aussi, ces ténèbres de cités.
- Tome 1 -
Chronique d'une narco-République (paru le 31 mai 2026, Le Lys Bleu)
- Tome 2 -
Narco-démocratie - Chronique d'un pays sous tension ( à paraître septembre
2026-Le Lys Bleu)
- Tome 3 -
Les souverains de cendre (à paraître mai 2027-Le Lys Bleu)
Romans et
récits en cours d'écriture ou de finalisation
"La
Demoiselle du Plessis Gallu - L'enfant en bleu"
(à paraître décembre 2026)
Je n'aurais
sans doute jamais commencé à écrire ce livre, en 2018, si je n'avais pas
rencontré Geneviève. Acharnée à faire parler l'histoire du Plessis Gallu, elle
a, d'archives en registres, de plans en actes notariés, patiemment rassemblé
des fragments de vie et de pierre. Ce sont ses recherches qui m'ont d'abord
conduit à écrire un simple texte d'information, destiné à notre site web
d'hébergement touristique et aux voyageurs de passage. Les mots, pourtant, ne
sont pas restés sages dans un coin de page. À force de regarder défiler les
propriétaires successifs du domaine — et surtout, parmi eux, le visage d'Élisa
Cahen d'Anvers — l'idée d'un roman s'est imposée, presque malgré moi. Tandis
que nous restaurions le château et les bâtiments du Plessis, un autre travail
de reconstruction s'est mis en place : celui d'un récit qui relierait
l'histoire du lieu à une histoire romanesque, plus proche de nous, autour
d'Élisa et de ce qu'on a voulu effacer d'elle.
"Les
Trois Étoiles - Ne m'oublie pas" (à paraître 2027-2028)
Je n'avais
pas prévu d'écrire ce livre. Il est venu, depuis 2020, comme viennent certaines
fièvres, sans qu'on les vît monter. Une lente patience d'eau qui creuse la
pierre, une étincelle inattendue dans une époque incertaine, et puis cinq
années de silence où les personnages ont cessé d'être des esquisses pour
devenir des présences exigeantes. Les Trois Étoiles est mon manuscrit le plus
intime — celui qui m'aura le plus coûté, et le plus appris.
"Un
Français ordinaire" (en remaniement)
J'ai commencé
à écrire une nouvelle après le décès de ma maman. Je l'avais intitulé "Ce
que je ne t'ai pas dit ' Lettre à ma mère". Puis, après
l'avoir fait lire à ma sœur, après de mûres réflexions, j'ai pensé ce manuscrit
trop intime, trop émouvant, trop difficile, ces mots de nos vies devaient
rester entre ma sœur et moi. J'ai retravaillé l'ouvrage, transformé, remanié
durant l'année qui a suivi. Un Français ordinaire n'est plus tout à fait le
mien. Je veux dire : ce n'est pas une autobiographie, même si tout y est vrai.
C'est l'histoire d'un homme parmi les hommes, d'une vie comme tant d'autres, et
c'est précisément cette pudeur de l'ordinaire qui, je l'espère, pourra parler à
chacun.
Engagement
et transparence
En tant
qu'auteur membre de la Société des Gens de Lettres (SGDL), je tiens à garantir
la traçabilité et la protection juridique de chaque texte avant toute
diffusion. Chaque projet déposé bénéficie d'une preuve d'antériorité opposable.


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