Mes projets littéraires en cours — Manuscrits déposés et protégés

 


                                                              François Michel Duguet  au travail dans son cabinet d'écriture, Azay-le-Rideau »

L'écriture ne s'arrête pas avec la parution d'un livre. Au-delà de mes ouvrages publiés aux Éditions Le Lys Bleu, je travaille en parallèle sur plusieurs manuscrits en cours d'écriture, de relecture ou de recherche d'éditeur. Tous sont déposés et protégés auprès de deux instances de référence : Édith & Nous (plateforme de dépôt et d'horodatage de manuscrits) et Hugo / SGDL — Société des Gens de Lettres (registre de propriété littéraire).

Ma méthode d'écriture, du grafouillage au sommaire

Depuis 2019, j’écris. J'écris depuis mon bureau d'Azay-le-Rideau, en Touraine, au cœur du Val de Loire. Les idées ne se présentent jamais sur rendez-vous : elles surgissent, parfois au détour d’une lecture, parfois dans le frottement d’une marche, parfois au creux d’une conversation, parfois, simplement, dans le silence. Alors je grafouille. Sur la page blanche, j’aligne quelques mots, une scène, un visage, une phrase qui résonne , comme on jette des galets dans une eau dormante pour voir où s’élargissent les cercles. C’est l’étincelle, brute, instinctive, encore tremblante. Elle décidera d’elle-même si elle veut devenir un livre.

Puis est venu le Covid. Le monde s’est refermé, les rues se sont tues, les emplois du temps se sont vidés comme des salles après le dernier rappel. Dans ce silence imposé, mes notes éparses ont soudain pris plus de place, comme si elles réclamaient enfin la lumière. L’écriture, jusque-là en pointillé, s’est mise à tracer des lignes continues ; les idées, enfermées avec moi, tournaient en rond jusqu’à trouver une issue sur la page.

Les jours se ressemblaient, mais les textes, eux, se répondaient. Ce qui n’était qu’esquisse avant la pandémie a commencé à prendre forme, à réclamer une architecture, des chapitres, une respiration. Le temps suspendu a joué le rôle d’accélérateur : là où je me contentais de jeter des galets, je me suis mise à suivre les cercles, à les relier, à comprendre quel livre insistait pour naître.

Depuis, chaque étincelle porte la mémoire de ces mois clos : je sais qu’elle peut, si je lui laisse la place, devenir brasier. Le Covid n’a pas créé mon besoin d’écrire, il l’a dévoilé, comme on tire un rideau et que la lumière, soudain, montre tout ce qui était déjà là.

Vient ensuite le temps long, celui de l'architecte. J'apprivoise mon manuscrit en cinq étapes, comme on dompte un cheval rétif :

 Le pitch vend l'idée. Trois lignes, peut-être quatre, où je dois pouvoir tenir l'histoire dans la paume de la main, et la rendre indispensable — pour moi d'abord, pour mon lecteur ensuite.

 La trame organise l'intrigue. Les grandes lignes se dessinent : les personnages prennent corps, les lieux se peuplent, les ruptures se devinent, et le souffle général du récit commence à respirer.

Le synopsis raconte toute l'histoire. C'est l'épreuve de vérité, l'aveu sans fard : l'intrigue tient-elle debout, du premier mot jusqu'au dernier ? Les motivations sonnent-elles juste, ou résonnent-elles creux ?

 Le plan découpe l'écriture. Chapitre par chapitre, scène par scène, je cartographie le voyage avant de m'y aventurer pour de bon, boussole en main, mais le cœur ouvert aux détours.

 Le sommaire liste les parties visibles du livre. C'est l'architecture finale, celle que le lecteur découvrira, sans soupçonner les fondations souterraines qu'il a fallu creuser pour la dresser.

J'aime travailler deux manuscrits à la fois. L'un repose, mûrit, prend de la distance, tandis que l'autre s'écrit ou se retravaille. Cette alternance m'évite l'enlisement et me permet de revenir sur un texte avec un œil neuf, presque celui d'un lecteur étranger à mes propres mots. C'est aussi un garde-fou contre l'épuisement créatif : quand l'un me dévore, l'autre me ressource.

Cette discipline n'enlève rien à la spontanéité du premier jet. Elle la canalise simplement, pour que l'élan initial trouve une forme durable, et que le rêve devienne livre.

 

Projets en cours

"Trilogie Ténèbres de cités" :

Surpris de voir mon pays gangrené par la pieuvre de la drogue, et par le traitement journalistique et télévisuel de ce fléau, j’ai d’abord pensé en faire un simple roman. Très vite, l’actualité s’est imposée comme une matière vivante, brute, impossible à ignorer. J’ai commencé à tisser mon histoire au rythme de ce flux : mensuellement, hebdomadairement, puis presque quotidiennement, au fil des faits divers, des enquêtes, des débats et des silences aussi éloquents que les titres.

Les recherches ont été nombreuses, parfois éprouvantes, mais toujours enrichissantes. Elles m’ont permis de comprendre les rouages du narcotrafic, ses ramifications invisibles, ses victimes collatérales, et cette manière insidieuse qu’il a de s’insinuer dans les villes, les familles, les institutions. Peu à peu, le manuscrit s’est épaissi, prenant de l’ampleur, jusqu’à dépasser ce qu’un seul volume pouvait raisonnablement contenir.

Pour « Ténèbres de cités », j’avais d’abord imaginé un grand roman unique, une sorte de plongée continue au cœur du narcotrafic, de ses dérives et de ses conséquences humaines et sociales. Mais, pour des raisons à la fois techniques et de longueur, il a fallu accepter l’évidence : ce matériau demandait plus d’espace. J’ai donc choisi de le découper et d’en faire une trilogie.

Ce qui devait n’être qu’un livre s’est transformé en fresque en trois mouvements, chacun explorant une facette particulière de ce monde obscur : l’emprise, la contamination, puis les tentatives de résistance. Avec le recul, je crois que le récit y a gagné en respiration, en profondeur et en ampleur. Là où un seul volume aurait comprimé les destins, la trilogie permet aux personnages, aux lieux et aux enjeux de se déployer, de résonner, et de laisser au lecteur le temps de traverser, lui aussi, ces ténèbres de cités.

- Tome 1 - Chronique d'une narco-République (paru le 31 mai 2026, Le Lys Bleu)

- Tome 2 - Narco-démocratie - Chronique d'un pays sous tension ( à paraître septembre 2026-Le Lys Bleu)

- Tome 3 - Les souverains de cendre (à paraître mai 2027-Le Lys Bleu)

 


Romans et récits en cours d'écriture ou de finalisation

"La Demoiselle du Plessis Gallu - L'enfant en bleu"      (à paraître décembre 2026)

Je n'aurais sans doute jamais commencé à écrire ce livre, en 2018, si je n'avais pas rencontré Geneviève. Acharnée à faire parler l'histoire du Plessis Gallu, elle a, d'archives en registres, de plans en actes notariés, patiemment rassemblé des fragments de vie et de pierre. Ce sont ses recherches qui m'ont d'abord conduit à écrire un simple texte d'information, destiné à notre site web d'hébergement touristique et aux voyageurs de passage. Les mots, pourtant, ne sont pas restés sages dans un coin de page. À force de regarder défiler les propriétaires successifs du domaine — et surtout, parmi eux, le visage d'Élisa Cahen d'Anvers — l'idée d'un roman s'est imposée, presque malgré moi. Tandis que nous restaurions le château et les bâtiments du Plessis, un autre travail de reconstruction s'est mis en place : celui d'un récit qui relierait l'histoire du lieu à une histoire romanesque, plus proche de nous, autour d'Élisa et de ce qu'on a voulu effacer d'elle.

"Les Trois Étoiles - Ne m'oublie pas" (à paraître 2027-2028)

Je n'avais pas prévu d'écrire ce livre. Il est venu, depuis 2020, comme viennent certaines fièvres, sans qu'on les vît monter. Une lente patience d'eau qui creuse la pierre, une étincelle inattendue dans une époque incertaine, et puis cinq années de silence où les personnages ont cessé d'être des esquisses pour devenir des présences exigeantes. Les Trois Étoiles est mon manuscrit le plus intime — celui qui m'aura le plus coûté, et le plus appris.

"Un Français ordinaire" (en remaniement)

J'ai commencé à écrire une nouvelle après le décès de ma maman. Je l'avais intitulé "Ce que je ne t'ai pas dit ' Lettre à ma mère". Puis, après l'avoir fait lire à ma sœur, après de mûres réflexions, j'ai pensé ce manuscrit trop intime, trop émouvant, trop difficile, ces mots de nos vies devaient rester entre ma sœur et moi. J'ai retravaillé l'ouvrage, transformé, remanié durant l'année qui a suivi. Un Français ordinaire n'est plus tout à fait le mien. Je veux dire : ce n'est pas une autobiographie, même si tout y est vrai. C'est l'histoire d'un homme parmi les hommes, d'une vie comme tant d'autres, et c'est précisément cette pudeur de l'ordinaire qui, je l'espère, pourra parler à chacun.

 

Engagement et transparence

En tant qu'auteur membre de la Société des Gens de Lettres (SGDL), je tiens à garantir la traçabilité et la protection juridique de chaque texte avant toute diffusion. Chaque projet déposé bénéficie d'une preuve d'antériorité opposable.


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